Grille et liste des films

Vidéos

Institut Lumière


Programme 2010

ouverture

Prix Lumière 2010
Visconti
Ciné US 70's
Raymond Bernard
Dario Argento
Hommages
Dejà classiques!
De retour sur les écrans
Best of

Clôture du festival



Le Cameraman

d'Edward Sedgwick

Etats-Unis, 1928


Photographe professionnel, Luke Shannon (Buster Keaton) gagne modestement sa vie en photographiant les passants des rues new-yorkaises. Sa rencontre avec Sally (Marceline Day), secrétaire d’une compagnie d’actualités cinématographiques, l’incite à s’y faire engager comme opérateur. Il troque son appareil photographique contre une caméra d’occasion et part sillonner les rues de New York à l’affût d’images vendeuses. Cela n’ira pas sans quelques catastrophes…

Le Cameraman

 

Auditorium national de Lyon

Mercredi 6 octobre à 20h30

Auditorium de Lyon (Lyon 3)

Musique d'accompagnement du film composée par Timothy Brock

Orchestre national de Lyon dirigé par Timothy Brock




LE CAMERAMAN
THE CAMERAMAN
d’Edward Sedgwick et Buster Keaton

Photographe professionnel, Luke Shannon (Buster Keaton) gagne modestement sa vie en photographiant les passants des rues new-yorkaises. Sa rencontre avec Sally (Marceline Day), secrétaire d’une compagnie d’actualités cinématographiques, l’incite à s’y faire engager comme opérateur. Il troque son appareil photographique contre une caméra d’occasion et part sillonner les rues de New York à l’affût d’images vendeuses. Cela n’ira pas sans quelques catastrophes…

Sherlock Junior en 1924, Ma vache et moi (Go West) en 1925, Le Mécano de la General (The General) en 1926… Buster Keaton a déjà triomphé avec plusieurs films avant de réaliser Le Cameraman. Pourtant, ce film est un tournant dans sa carrière, puisqu’il est alors contraint de changer de studio et d’accepter un contrat à la MGM, qui a déjà distribué à profit ses sept premiers longs métrages. Si les conditions de tournage ne sont pas sans avantages (meilleur salaire, rôle principal, etc.), Keaton va voir son indépendance et sa liberté de création péniblement restreints. Il travaille avec vingt-deux scénaristes successifs en huit mois, mais parvient tant bien que mal à imposer ses méthodes personnelles – on lui laisse aussi la possibilité d’improviser. À travers un personnage qu’il rend plus psychologique et romantique que dans ses autres films, Keaton profite de l’effervescence de New York pour expérimenter son goût pour la vitesse, la technologie et la modernité. Le tout avec un humour plus dévastateur que jamais. La séquence de la piscine au cours de laquelle il perd son maillot, ses courses fantastiques à travers la ville grouillante au milieu d’une circulation trépidante, son one man show de joueur de base-ball et surtout la bagarre dans Chinatown sont autant de morceaux d’anthologie. Le film est aussi un bel hommage au cinéma, et au métier d’opérateur. Il sera l’un des plus grands succès commerciaux de Buster Keaton.

JOE SCHENCK
Joe Schenck est le producteur qui fit débuter Buster Keaton et lança sa carrière avec bienveillance. Lorsqu’il annonça au cinéaste, peu avant que ce dernier se consacre au Cameraman, qu’il ne produirait plus ses films et qu’il avait organisé on « transfert » à la Metro Goldwyn Mayer, Keaton fut choqué. Selon Jean-Pierre Coursodon, l’un de ses biographes, on peut toutefois se demander si le producteur n’avait pas en tête l’idée qu’une plus grosse compagnie le protègerait du déclin dont plusieurs stars du muet furent victimes à l’avènement du parlant  – Le Chanteur de jazz (The Jazz Singer, 1927) d’Alan Croslan venait en effet de faire un triomphe.

PARAMOUNT OU MGM ?
Mécontent que Joe Schenck se soit mis d’accord avec la MGM derrière son dos, et mis en garde par Charlie Chaplin et Harold Lloyd qui lui déconseillent d’entrer dans cette major s’il ne veut pas perdre son indépendance, Keaton se tourne vers la Paramount où Harold Lloyd jouissait d’une liberté constante depuis deux ans. Mais Adolph Zuckor, alors président, refusa, ne voulant pas avoir deux grands comiques en concurrence. Selon Buster Keaton, Zuckor avait en réalité reçu un message disant que « Buster Keaton est la propriété exclusive de MGM ».

LE TÉLÉPHONE SONNE
La scène de l’échange téléphonique est l’une des plus connues. On voit Luke Shannon qui, attendant un appel de sa bien-aimée, descend quatre à quatre les marches de l’immeuble chaque fois que le téléphone sonne. Pour cette scène à la précision de géomètre, Buster Keaton fit construire un décor en coupe de la maison de quatre étages, ainsi qu’un échafaudage spécial permettant à la caméra de suivre ses descentes en travelling vertical. Grâce à un chronométrage parfait, la caméra réussit à atteindre chaque palier en même temps que le personnage.

----

L’accompagnement musical

Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski, l’Orchestre national de Lyon peut s’enorgueillir d’un passé prestigieux. Depuis 1969, à l’initiative de la municipalité de Lyon et dans le cadre de la fondation des orchestres régionaux par Marcel Landowski, il est devenu un orchestre permanent de 102 musiciens, sous le nom d’Orchestre philharmonique Rhône-Alpes, administré et soutenu financièrement par la Ville de Lyon, qui le dote en 1975 d’une salle de concert, l’Auditorium de Lyon. Ses différents chefs furent Louis Frémaux, Serge Baudo, Emmanuel Krivine, David Robertson. Depuis 2005, c’est Jun Märkl qui en est le directeur musical. Établissement de la Ville de Lyon, l’Orchestre national de Lyon est aujourd’hui subventionné par le ministère de la Culture et par la Région Rhône-Alpes.


Timothy Brock

Compositeur d’une trentaine d’œuvres, l’américain Timothy Brock est passé maître dans l’illustration musicale des grandes œuvres du muet. On lui doit notamment des créations pour accompagner Loulou et Le Journal d’une fille perdue de Pabst, L’Aurore et Faust de Murnau, La P’tite Lili de Cavalcanti, Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene ou Nanouk l’Esquimau de Flaherty. Timothy Brock collabore activement à la préservation de l’héritage musical de Charlie Chaplin et il a écrit de nouvelles partitions pour quatre chefs-d’œuvre de Buster Keaton dont Cadet d’eau douce et Le Mécano de la General. Timothy Brock a présenté ses œuvres dans des endroits prestigieux – de la Cineteca de Bologne au Konzerthaus de Vienne en passant par le New York Lincoln Center ou le Barbican Centre de Londres – et avec les plus grands ensembles, Berliner Symphonie-Orchester, Los Angeles Chamber Orchestra et l’Orchestre national de Lyon. L’an dernier, il dirigeait les musiciens de l’Orchestre national de Lyon pour accompagner la projection de Tabou de Murnau.



L’Auditorium de Lyon

Énorme coquille Saint-Jacques de béton, l’Auditorium de Lyon impose depuis 1975 sa silhouette au cœur du quartier de la Part-Dieu. Conçu par Henri Pottier, grand prix de Rome, et Charles Delfante, architecte en chef de la Part-Dieu, il fut la première salle de France construite sans piliers et en béton précontraint. Les travaux débutèrent le 4 avril 1972 et durèrent trois ans. Deux ans plus tard, il hérita du magnifique orgue Cavaillé-Coll du palais de Chaillot. De 1993 à 2002, l’Auditorium a fait l’objet d’une vaste campagne de rénovation, dont la dernière touche fut en 2001 la rénovation du plancher de scène et l’installation de praticables automatisés. Ainsi rhabillé de neuf, doté également d’un superbe éclairage nocturne, l’Auditorium offre au public un véritable écrin sonore permettant de profiter pleinement des plaisirs de la musique. Et du cinéma !


 LA GRILLE - PROGRAMMATION 2010.pdf 

Séances



Mercredi 06 octobre à 20h30, Auditorium de Lyon
Mardi 11 octobre à 11h00, MA COMOEDIA / LYON 7
Jeudi 13 octobre à 20h30, OLA / VILLEURBANNE
Vendredi 14 octobre à 18h45, E BELLECOUR / LYON 2





Le Cameraman 
(The Cameraman)
Etats-Unis, 1928, 1h10, noir et blanc, format 1:33

Réalisation : Edward Sedgwick et Buster Keaton
Scénario : Clyde Bruckman, Lew Lipton et Byron Morgan (non mentionné au générique) pour l'histoire ; Joseph Farnham (intertitres), Richard Schayer (continuité)
Photo : Reggie Lanning et Elgin Lessley
Montage : Hugh Wynn
Production : Buster Keaton et Lawrence Weingarten, Metro Goldwyn Mayer (MGM)

Interprètes : Buster Keaton (Luke Shannon), Marceline Day (Sally Richards), Harold Goodwin (Harold Stagg), Sidney Bracey (Edward J. Blake), Harry Gribbon (Hennessey), Edward Brophy (l’homme des bains publics)

Sortie aux Etats-Unis : 22 septembre 1928
Sortie en France : Eté 1930