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Institut Lumière


Programme 2010

ouverture

Prix Lumière 2010
Visconti
Ciné US 70's
Raymond Bernard
Dario Argento
Hommages
Dejà classiques!
De retour sur les écrans
Best of

Clôture du festival



L’oiseau au plumage de cristal

de Dario Argento

Italie • Allemagne, 1970


Un écrivain américain installé à Rome, Sam Dalmas, assiste impuissant à une tentative de meurtre dans une galerie d’art. La victime, Monica Ranieri, s’en sort. Sam décide de mener l’enquête avec le peu d’indices dont il dispose car ses souvenirs lui échappent. Il se retrouve finalement plus impliqué qu’il ne l’espérait : avant chaque nouvel assassinat, le serial killer lui téléphone...



A 29 ans, Dario Argento rend hommage à ses pairs avant de se définir un style personnel qui deviendra par la suite unique. Ainsi, c’est Mario Bava et Alfred Hitchcock qui hantent toute la structure et les personnages du film. Le titre comportant un nom d’animal, comme souvent dans le giallo, convoque tout le mystère qui fera la force des récits policiers du réalisateur. On est littéralement happé dès le premier meurtre pour ne se voir dévoiler l’incroyable vérité, sur le principe du fameux whodunit (qui est l’assassin dans le groupe ?), que dans les dernières secondes du film.

 

 

 

Les mains de l'assassin
Tel Alfred Hitchcock, Dario Argento signe son film de sa présence physique : les mains du meurtrier sont celles du réalisateur.

 

 

 

La restauration du film
Copie restaurée numériquement par Wild Side Films à partir de l’interpositif Techniscope déposé à la Cineteca di Bologna. Habituellement, le ratio du Techniscope est 2.35, mais la photo de ce film est l’œuvre de Vittorio Storaro. Lorsque Wild Side Films lui a demandé de superviser l’étalonnage et le transfert du film à Technicolor Rome, il a souhaité « revisiter » sa création photographique grâce aux moyens technologiques actuels et tels que lui et Dario Argento auraient souhaité le faire en 1969. Il a fait un étalonnage complètement différent, en jouant sur la « désaturation » des couleurs, et dans un format qu’il a mis au point, l’Univisium (2.1), entre le Scope et le 1.85. Dario Argento a adoré cette nouvelle version et l’a entièrement cautionnée. Les sons, issus de magnétiques déposés à Bologne, étaient en mauvais état et ont été restaurés dans leur version mono d ’origine. La restauration, faite au laboratoire L’Immagine Ritrovata et supervisée par Brigitte Dutray, directrice technique de Wild Side Films, a nécessité un travail fastidieux, cet interpositif étant en fort mauvais état. 


Séances



Samedi 09 octobre à 22h00, Cinéma Comœdia
Mardi 11 octobre à 19h45, TERREAUX / LYON 1



 L’Oiseau au plumage de cristal

(L’Uccello dalle piume di cristallo)

Italie • Allemagne, 1970, 1h32, couleur, format 2:35
Réalisation : Dario Argento
Scénario : Dario Argento d’après La Belle et la bête (Screaming Mimi) de Fredric Brown
Photo : Vittorio Storaro
Musique : Ennio Morricone
Montage : Franco Fraticelli

Interprètes : Tony Musante (Sam Delmas), Enrico Maria Salerno (le commissaire Morosini), Suzy Kendall (Giulia), Eva Renzi (Monica Ranieri), Umberto Raho (Alberto Ranieri), Mario Adorf (Berto Consalvi), Renato Romano (professeur Carlo Dover), Giuseppe Castellano (Monti), Dario Argento (les mains du meurtrier)