Grille et liste des films

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Institut Lumière


Programme 2010

ouverture

Prix Lumière 2010
Visconti
Ciné US 70's
Raymond Bernard
Dario Argento
Hommages
Dejà classiques!
De retour sur les écrans
Best of

Clôture du festival

 

Tony Gatlif

 

 


En 1973, Tony Gatlif réalise un premier court métrage, Max l'Indien. Il puise son inspiration dans ses origines algériennes et gitanes. La Terre au ventre (1978), son premier long métrage, dresse le portrait d'une famille dépassée par les événements de la guerre d'Algérie. Avec Les Princes (1982), il s'intéresse à une famille de Gitans sédentarisés dans une banlieue sans âme. Gatlif observe sans complaisance ces êtres marqués par les vicissitudes de la vie mais qui savent garder leur fierté. Le film reçoit de nombreux prix et connaît un grand succès. Rue du départ (1986) confirme son attirance pour les communautés marginales, mais cette fois le réalisateur traite son sujet sur le ton du polar. En 1992 il consacre un documentaire à la communauté tsigane, Latcho Drom, et en 1994, il adapte un roman de Jean-Marie Le Clézio, Mondo. En 1997, il tourne Gadjo Dilo, une plongée dans une communauté gitane en Roumanie. Les Tsiganes ne sont pas le sujet de Je suis né d'une cigogne (1998), mais le film est imprégné de leur esprit. Tourné au cœur de l'Andalousie, Vengo (1999) est un film sur le flamenco. Le héros de l'histoire est le danseur et chorégraphe Antonio Canales, qui se trouve mêlé à une dette de sang avec une autre famille de gitans. Pour Gatlif, ce film est « un cri, un chant, un hymne à l'amour, au deuil, au prix du sang. Un hymne à la Méditerranée.  » Swing (2001), à travers l'amitié de deux adolescents, raconte la découverte du monde des gitans, leur culture, leur histoire et leurs chants. Récompensé par le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2004, Exils (2003) évoque le parcours de deux enfants d'exilés à la recherche de leurs origines. Tony Gatlif retourne à Cannes en 2006 avec son film, présenté en clôture du festival, Transylvania (2005), road-movie avec Asia Argento et Amira Casar. Aboutissement de vingt ans d'enquêtes, Tony Gatlif signe avec Liberté (2009) son film le plus militant. A travers le récit des heures tragiques d'une famille tsigane dans la France occupée, il nous plonge dans l'histoire terrible des persécutions et exactions perpétrées par le régime de Vichy à l'encontre des tsiganes de nationalité française. Autodidacte, Tony Gatlif construit, film après film, la mémoire du peuple auquel il appartient.

 



Mardi 5 octobre à 21h30, Institut Lumière
Zorba le Grec de Michael Cacoyannis 
présenté par Katherine Quinn
et Tony Gatlif



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