Grille et liste des films

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Institut Lumière


Programme 2010

ouverture

Prix Lumière 2010
Visconti
Ciné US 70's
Raymond Bernard
Dario Argento
Hommages
Dejà classiques!
De retour sur les écrans
Best of

Clôture du festival

 


 


Autour du festival

 

 

 

 

EXPOSITION « VIOLENCE ET PASSION LE CINÉMA DE LUCHINO VISCONTI »
Du 17 septembre au 14 novembre 2010
 

 


 Sur les grilles de l’Hôtel du Département (29-31 cours de la Liberté, Lyon 3ème), cette exposition en accès libre, mêle photographies de plateaux et images inédites, avec les acteurs devenus icônes qui ont fait de ces films parmi les plusgrands classiques de l’histoire du cinéma. Inauguration ouverte à tous, merci de confirmer votre présence par courriel : protocole@rhone.fr. Cette exposition, en plein air et en accès libre accompagne la rétrospective des films de Luchino Visconti





Rhône le département

Une exposition financée par le Département du Rhône

  

Voir les photographies de l'exposition

 

 

 

 


ÉDITION « VISCONTI  »

 

 


Marianne Schneider/Lothar Schirmer
Actes Sud /Institut Lumière
Format : 23 x 32,5 cm, 320 pages, 191 illustrations en couleurs.
Disponible en librairie !


 

 

EXPOSITION « ANTHONY QUINN »

 

 

 

Lumière 2010 rend hommage au grand acteur qu’était Anthony Quinn (1915-2001). À travers un hommage en salle, avec la projection exceptionnelle de Zorba le Grec de Michael Cacoyannis (1964) en présence de Katherine Quinn, sa femme, et à travers une exposition de photographies de l’acteur sur le tournage en Crète de Zorba le Grec.
L'auteur de ces photographies est le célèbre Sam Shaw (1912-1999) qui a déjà shooté les plus grandes vedettes hollywoodiennes (Audrey Hepburn, Humphrey Bogart, Elizabeth Taylor ou encore Marilyn Monroe, avec cette photo, mythique, où elle retient sa robe, soulevée par le souffle d’une grille d’aération de métro sur le tournage de Sept ans de réflexion de Billy Wilder). Ces clichés d’Anthony Quinn sont sublimes. Quinn, pour le rôle-titre, a dû apprendre les danses folkloriques crétoises, à monter à dos de mulet, à tirer des sons du « santuri », instrument de musique typique, et a dû se teindre les cheveux en blanc. Ces moments volés sur le plateau montrent la star au travail, prenant la pose, ou entre deux prises. En couleur et en noir et blanc, et souvent photographié de très près, on le découvre barbe argentée, visage sculpté, dans des instants de détente ou de concentration, où la fête et la vie se mêlent au cinéma.

L’exposition de ces photos rares se propose de restituer aussi bien l’ambiance du film que le souvenir de l’acteur.

Village • Parc de l’Institut Lumière • Rue du Premier-Film - Lyon 8e
Ouvert du mercredi 29 septembre au dimanche 10 octobre, de 9h à 20h
Informations : 04 78 76 77 78
Entrée libre.

 

 

PRIX RAYMOND CHIRAT
remis à un écrivain - chercheur - historien de cinéma

 



Lyon, années trente. Un petit garçon écume les cinémas lyonnais et chaque soir note d’une écriture serrée et appliquée le générique des films vus dans la journée. Au fil des ans, il persévéra puis élargit son champ d’action à TOUS les films qui sortaient ou qui étaient sortis. Dans cet appartement de l’avenue de Saxe à Lyon où il est né en 1922 et qu’il n’a jamais quitté – avantage suprême pour un archiviste ! –, les petites fiches se sont accumulées. Avec une obstination oscillant entre la passion de l’amateur et la manie du scientifique, Raymond Chirat (puisque c’est de lui qu’il s’agit) prit la mesure du défi qu’il s’était lancé et que les « seconds » métiers (en bon lyonnais, il fut même restaurateur !) n’empêcheront pas de mener à bien : archiver le cinéma français des origines à nos jours… Opération réussie à l’insu de tous. Des années plus tard, on se rendit compte que la seule source d’étude fiable sur les trois mille films français de la période antérieure à 1950 dormait dans ses cartons.

Bernard Chardère, fidèle ami des origines, le présenta à Jacques Ledoux, directeur de la Cinémathèque Royale de Belgique.
Lorsqu’en 1975 sort le Catalogue des films français de long métrage sonores de fiction 1929-1939, ce fut l’émoi chez les cinéphiles francophones : voila ce qu’ils attendaient depuis des années. Un dictionnaire fouillé, précis, obéissant à une démarche d’historien, qui fait état de ses sources mais aussi de ses manques à un moment où le cinéma ignorait jusqu’à ses ignorances. D’autres catalogues sortirent dans la foulée avec le même succès. Ses génériques devinrent la référence. Raymond Chirat se tourna alors vers des ouvrages de « promenade érudite » qui se lisent avec une douce émotion. Cet admirateur d’Alexandre Vialatte et d’Anatole France, grand connaisseur de théâtre (sa seconde passion), de littérature ou d’art lyrique, est aussi un écrivain dont les livres exhalent le parfum des souvenirs d’en France, tout droit venus des batailles d’édredons de Zéro de conduite, des déambulations de Max Dearly et de Saturnin Fabre. Chirat, parfois accompagné d’Olivier Barrot, procèda à un vaste travail de réémergence du cinéma français dont il traqua sans relâche les zones les plus obscures.

Scénaristes inconnus ou réalisateurs mineurs revivent sous une plume qui jubile.
Aujourd’hui, son travail est reconnu et Raymond Chirat continue de fréquenter les salles lyonnaises et l’Institut Lumière.
L’oeuvre de ce filmographe des bords du Rhône s’est bâtie sur l’amour du travail des autres mais, volontiers caustique dans les jugements qu’il porte sur la vie, il est d’une grande générosité et reste fidèle en amitié.

Pour lui rendre hommage, un prix portant son nom est créé à l’occasion de Lumière 2010 : il récompense un écrivain-chercheur-historien pour ses travaux en cours.

Le Prix Raymond Chirat a été remis à Pascal Mérigeau en présence de Raymond Chirat,  le 6 octobre 2010 : voir l'article.